Musicophilia (Oliver Sacks)

  • A propos de l’auteur : 

Oliver Wolf Sacks né le  à Willesden en Londres et mort le  

Professeur à l’université Columbia et médecin consultant dans de nombreux hôpitaux new-yorkais, il a écrit plusieurs ouvrages sur différents cas cliniques qu’il a rencontrés au cours de sa carrière. Il atteint une notoriété mondiale grâce à ses œuvres de vulgarisation décrivant les troubles du comportement observés dans les lésions cérébrales. Par ses récits composés d’une suite d’anecdotes qu’il rapporte et analyse, il rend ainsi accessibles ses conclusions auprès d’un grand public non spécialisé.

Il est entre autre connu du grand public pour son livre l’Éveil (Awakenings), qui a remporté le Hawthornden Prize en 1974, a donné lieu à un film de Penny Marshall en 1990, l’Éveil, avec Robin Williams et Robert De Niro.

  • A propos de Musicophilia :

Un ouvrage de référence qui démontre d’une façon souvent inattendue, voire par l’absurde, la portée incroyable des capacités musicales de l’être humain.

La musique peut nous émouvoir jusqu’au tréfonds de notre être, nous arracher à la dépression, nous inciter à danser, ou nous rendre triste et nostalgique. Quand on est un neurologue aussi compétent qu’Oliver Sacks, et ouvert, comme lui, à bien d’autres disciplines, comment peut-on comprendre et décrire ce pouvoir ? Plus d’aires cérébrales sont affectées au traitement de la musique qu’à celui du langage : l’homme est donc véritablement une espèce musicale.
Bien des exemples le montrent, évoqués par Sacks avec la force et le talent qu’on lui connaît (voir L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau), depuis ce chirurgien frappé par un éclair qui devient soudain pianiste à l’âge de quarante-deux ans jusqu’au frère manchot de Wittgenstein, en passant par les familiers de la synesthésie ou les arriérés mentaux mélomanes. La musique est souvent médicalement bienfaisante : elle anime les parkinsoniens incapables de se mouvoir, améliore l’élocution des victimes d’accidents vasculaires, apaise les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou restitue des souvenirs à certains amnésiques.
L’homme a donc une véritable dimension musicale. Oliver Sacks la décrit dans toute son étendue, d’un point de vue scientifique, philosophique, et spirituel.

Lien vers le livre

Sommaire :

  • HANTE PAR LA MUSIQUE
    • Foudroyé : musicophilie soudaine
    • Un sentiment étrangement familier : les crises musicales
    • La peur de la musique : l’épilepsie musicogène
    • Musique cérébrale : imaginaire et imagination
    • Vers cérébraux, musique obsédante et airs accrocheurs
    • Hallucinations musicales
  • DES FORMES DE MUSICALITE DIFFERENTES
    • Sens et sensibilité : des formes de musicalité différentes
    • Quand tout se défait : amusie et dysharmonie
    • Papa se mouche en sol : l’oreille absolue
    • L’oreille imparfaite : l’amusie cochléaire
    • Stéréo vivante : pourquoi nous avons deux oreilles
    • Deux mille opéras : les musiciens savants
    • Un monde auditif : musique et cécité
    • La tonalité du vert limpide : synesthésie et musique
  • MEMOIRE MOUVEMENT ET MUSIQUE
    • Sur le moment, musique et amnésie
    • Parole et chant : aphasie et musicothérapie
    • Prières accidentelles : dyskinésie et cantilation
    • Rassemblement : musique et syndrome de la Tourette
    • Garder la cadence : rythme et mouvement
    • Mélodie kinésique : maladie de Parkinson et musicothérapie
    • Doigts fantômes : le cas du pianiste manchot
    • Les athlètes des petits muscles : la dystonie du musicien
  • EMOTION, IDENTITE ET MUSIQUE
    • Eveillé et endormi : les rêves musicaux
    • Séduction et indifférence
    • Lamentations : musique, folie et mélancolie
    • Le cas de Harry S : musique et émotion
    • Irrépressible : la musique et les lobes temporaux
    • Une espèce hypermusicale : le syndrome de Williams
    • Musique et identité : démence et musicothérapie